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giovedì 28 agosto 2008

"THE WINTER SHOW" AT AFRONOVA


The Winter Show' features a selection of works by African artists, including Dominique Zinkpe (Benin), Samson Mnisi (South Africa), Mouna Karray (Tunisia) and Mohamadou Ndoye Douts (Senegal).

AFRONOVA
Opens: July 18
Closes: September 6

sabato 16 agosto 2008

LE MUSEE NATIONAL DU MALI




L'histoire du Musée National du Mali remonte à l'époque coloniale. Elle est intimement liée à celle de l'Institut Français d'Afrique Noire (IFAN), crée en 1936, à Dakar, avec vocation de développer la recherche dans les territoires colonisés. La création, en 1951, d'une section locale de l'IFAN au Soudan est à l'origine du Musée que l'on appelait alors musée soudainais de l'IFAN. Construit en « banco stabilisé » et inauguré en 1982, le bâtiment actuel du musée est inspiré des formes de l'architecture traditionnnelle. D'un côté les salles d'exposition, de l'autre, les services administratifs et techniques.


Le désert du Sahara ressemble à un terrain vague inquiétant depuis le découpage fantaisiste de ses frontières. 
D'une rive à l'autre de cet océan de sable, des hommes scrutent les étoiles à la recherche de leur pacte de mémoire égaré par une aventure coloniale fossoyeuse d'histoires. 
D'une rive à l'autre, des tornades sèches véhiculent l'esprit des peuples riverains qui bâtissaient ensemble des royaumes et des empires avec la matrice du désert. 
D'une rive à l'autre, une communauté, par devoir, a retrouvé sous les dunes un serment profané par des ladres drapés dans les oripeaux du Juste. 
D'une rive à l'autre, une communauté exhume la promesse d'éternité des réseaux d'échanges et des chemins de vie.
D'une rive à l'autre, des compagnons raniment la profession de foi des convoyeurs du désert qui charriaient l'or et le sel, les cultures et les technologies, la connaissance et le savoir, le spirituel et le religieux, l'amitié et l'amour. 
D'une rive à l'autre, les vents de sable dispersent des murmures de désir. Des compagnons tenaces empruntent les sillons de lumière. Du Nord au Sud ils se font face, complices. Ce sont tous des artistes.

Croire en cette communauté d'artistes qui affronte ses démons et autopsie son histoire, c'est croire que le salut d'une société s'appuie aussi sur l'art.
N'Gone Fall


mercoledì 16 luglio 2008

SALON D'ART CONTEMPORAIN AFRICAIN - BRUXELLES



Pierre Bergé & associés
Grand Sablon 40
B-1000 Bruxelles
T.+ 32 (0)2 504 80 30
F.+ 32 (0) 513 21 65


Philippe Lichtfus (créateur de l’événement - www.philippe-lichtfus.com) et Ivana Morozoff (www.galeriemorozoff.com) ont uni leur esprit d’entreprise pour nous présenter cet été la seconde édition du Salon d’art contemporain africain dans le prestigieux espace de Pierre Bergé & associés au Sablon. 

Au rendez-vous, 40 artistes internationaux sélectionnés par deux experts – commissaires dans ce domaine : Olivier Sultan - directeur du musée des Arts Derniers, Galerie d’art contemporain africain à Paris et commissaire d’expositions. 
Sandra Delvaux Agbessi - commissaire indépendante et directrice de Fine Art Studio, également co-commissaire dans le cadre de l’exposition Black Paris Black Bruxelles présentée au Musée d’Ixelles en mars - avril 2008. 

Au cours de ces dernières années, l’art contemporain africain a pris son essor et ses marques sur la scène internationale. Reconnu par les professionnels et les initiés (Biennale de Venise, Guggenheim Museum (NY), Hayward Gallery, Fondation Cartier, Mori Art Museum, prix photographie Hasselblad, ...), il reste une découverte pour les collectionneurs et amateurs d’art contemporain. 

Pour ce salon, les artistes sélectionnés jouissent d’une identité culturelle riche et variée. Principalement issus du continent Africain, ils sont dispersés à travers le monde. Ils vivent et travaillent en Afrique (Dakar, Harare, Cotonou, Johannesburg, ...), en Europe (Paris, Bruxelles, Berne, ...) et aux Etats-Unis. 
Le regard observateur de leur Histoire, métissée à la culture occidentale, cette double culture, nous ouvre de nouvelles portes sur l’art contemporain, stimule notre réflexion sur le monde contemporain et la représentation qu’on s’en fait. 

L’investigation historique entreprise par ces artistes, se traduit en diverses touches personnelles. Ils nous sensibiliseront par leur humour ou leur ironie, par leur originalité ou par la simplicité poétique des formes et des matières, par leur révolte contre les agressions faites à l’environnement... 
Pour commencer ces vacances d’été, ce salon d’art contemporain animera l’espace de Pierre Bergé & associés au Sablon dans un esprit chaleureux et rythmé tellement propre à la culture africaine.

venerdì 20 giugno 2008

Dominique Zinkpé ou l'art de la condition humaine


PAR ROGER PIERRE TURINE
Au Dak'Art 2000, ses trois «cars rapides» autour de la Place Soweto, à Dakar, firent sensation. Plus vrais que nature! Et pourtant, conçus au départ de vieilles carlingues désaffectées bourrées, de bas en haut, de personnages de fer, de loques, aux mines patibulaires, aux gestes d'un quotidien ardu et sans trop d'espoir, sortes de bannis, de bagnards, en appel de Dieu sait quel air frais, ils faisaient penser, à s'y méprendre, vus de loin, aux cars de la mort qui sillonnent l'Afrique de l'Ouest, colorés et tragiques. Il suffisait de lire, humour à cru et vérités à fleur de peau, des cris du coeur bon marché, inscrits en lettres rouges sur leur devanture de guingois, du genre «La rue est à nous», voire plus acidulé «Si la maison du mouton est sale, ce n'est pas au cochon de le dire» ou «Tais-toi, jaloux» !

Le jury international de la Biennale ne resta pas indifférent aux images fortes d'une création africaine aussi justement en prise directe sur l'identité bafouée d'un continent aux réalités trop souvent laissées pour compte. En 2002, le Dak'Art officialisait, en effet, sa personnalité hors du commun en primant son installation «Malgré tout», image bouleversante d'une Afrique sous perfusion constante, d'une Afrique en dérive sous l'oeil expert des grandes puissances.

Auteur d'installations fortes, vivantes, d'une symbolique capable d'émouvoir le badaud comme l'homme averti, Dominique Zinkpè, 35 ans, a plus d'une corde à son arc de Béninois natif d'Abomey. Il est aussi sculpteur et peintre. Et, pour l'avoir vu se distinguer dans les diverses disciplines, nous pouvons affirmer qu'il se montre aussi à l'aise dans l'une que dans l'autre. A l'aise et convaincant.

RITES INTERDITS
«Je suis né en ville et mon père oeuvrait dans l'administration. Il avait renoncé aux traditions sous l'influence de la religion catholique et nous obligeait à assister à la messe quotidienne. D'où m'est très vite venue une attirance pour les rites interdits, la richesse des corps dans la danse... Cette initiation par la bande m'a amené à décider de me consacrer entièrement à l'art. Et, pour ne pas heurter de front mes parents, j'ai d'abord appris pendant trois ans le métier de couturier. Ce vrai métier en mains, ils m'ont alors soutenu dans une carrière artistique qui, pour eux, paraissait si aléatoire. Mais j'étais alors trop âgé ou pas vraiment motivé pour suivre une école des Beaux-Arts. J'ai préféré puiser mes ressources en moi-même.»

Zinkpè est devenu artiste à part entière en 1993. «J'étais à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et j'y ai reçu le Prix du Jeune talent africain. Ce qui m'a permis de prendre conscience que j'existais. J'ai pris confiance en moi-même. Depuis, je ne fais plus rien d'autre...» Dominique Zinkpè a, depuis, beaucoup voyagé. En Afrique, mais en Europe aussi. Son «Taxi-Zinkpè» a fait son petit tour du monde, preuve s'il en est qu'un art connoté africain peut très bien devenir universel, pourvu qu'il raconte des histoires d'hommes aux prises avec leur vie.L'artiste qui avoue son respect pour la Biennale de Dakar, car elle est aussi le plus grand rendez-vous de l'art contemporain en Afrique, trouve qu'elle est, pour les artistes, un vrai «cadeau» : «Avoir une reconnaissance en Afrique, c'est très important car, la plupart du temps, nous ne sommes respectés chez nous qu'après avoir été reconnus en Europe ou en Amérique. Et le Dak'Art a joué un grand rôle dans ma vie.»

UN MATÉRIAU POUR LANGAGE

Si Zinkpè s'est, évidemment, intéressé à l'Histoire de l'art en lisant tout ce qu'il était possible de trouver à Cotonou, il reconnaît qu'un livre et un artiste ont fait sur lui l'effet d'une bombe. «J'avais lu le bel ouvrage de Yacouba Konaté, «Le sculpteur aux mains nues», et y ayant découvert le travail du sculpteur ivoirien Christian Lattier, je me suis rendu compte qu'on pouvait s'exprimer avec un seul matériau et y puiser toute l'énergie nécessaire. Lattier sculptait seulement avec des cordes! Aujourd'hui encore, si je dois me trouver un maître dans ma vie, c'est lui. Après cela, j'ai vu beaucoup de choses et il y a celles qui vous restent. J'ai visité maints musées, mais j'éprouve une vraie frustration en constatant qu'ils sont de plus en plus vides, de plus en plus plats!»

«LE RINGARD M'INTÉRESSE»

Sculpteur, Zinkpè tresse des fibres autour de fils de fer et cela nous donne de curieux personnages aux allures souples et félines aux prises avec des situations quotidiennes plus ou moins cocasses. Toujours plaisantes à décrypter sous leurs allures d'énigmes en équilibre entre deux chaises. Parfois aussi ces sculptures participent d'un ensemble où se côtoient jeux de fibres et effigies de bois entre vie et mort. Et puis Zinke dessine et peint. Des personnages surtout, à l'image souvent de ses êtres sculptés, aux noirs rehaussés de quelques touches vives de jaune, de rouge, de bleu. L'artiste n'écarte point le sexe de ses évocations, la femme nourricière et féconde de l'Afrique le requérant bien sûr aussi.

«Aujourd'hui que tout est conceptualisé, on peut penser que la sculpture va disparaître. Et la peinture, c'est ringard. Et bien plus c'est ringard, et plus j'ai envie de peindre! Va-t-on en arriver au point où les artistes vont, à défaut d'oeuvres, s'installer eux-mêmes dans les musées? Même la lenteur de concrétisation du travail artistique n'est plus respectée de nos jours. On ne peut pas nier le passé!»

Et Zinkpè d'y aller d'une boutade qui vaut son pesant d'or: «Je n'ai pas d'écriture. Et je dis cela pour les idiots qui veulent sans cesse enfermer les artistes dans des catégories qui les arrangent. Je peins, je sculpte, je m'intéresse à la religion, aux situations politiques. Je n'ai pas le talent d'écrire mes histoires, ni la prétention de faire un art engagé. Mais, dans un pays où l'on n'avait pas la liberté de s'exprimer, mon travail m'a permis d'avoir un pouvoir d'expression. De dire mes tripes, mes émotions. Joies et douleurs. Et, conscient de cette importance, je cherche de plus en plus à dépouiller, à n'exprimer que l'essentiel.»

Père de trois enfants, vivant une partie de l'année à Marseille, Dominique Zinkpè, coiffure rasta, barbichette et moustache, bagues et bijoux touaregs aux mains et aux bras, va son chemin droit devant, conquérant. Ses histoires à lui sont des histoires vécues. Chaque toile lui est un combat.


© La Libre Belgique

martedì 27 maggio 2008

VOYAGES - DOMINIQUE ZINKPE


Voyages

Sur les routes de Porto-Novo et les sentiers d'Azali à Abomey, on trouve encore ces vieux vélos " Hercule " transportant femmes, tomates, paysans et houes. En 1998, je me suis intéressé à ce moyen de transport populaire aujourd'hui devenu " zémidjan " à Cotonou. Pour finir, une œuvre est sortie, " Taxi-Kannan " qui s'est promenée du Bénin au Ghana jusqu'en Suisse à travers l'exposition " South meets West ".
Plus tard, je suis parti à Abomey en taxi-brousse où j'ai mon atelier devant lequel ces taxis défilent à longueur de journée pour se diriger vers le marché Houdjro ou aller à Agbanhizou.
Le taxi de "Dis pour toi", je l'ai pris. Le taxi de "Tais-toi jaloux !" je l'ai pris. Celui de " Dieu est grand " aussi. A chaque fois, des scènes et ambiances différentes, mais presque toujours les mêmes. Une fois c'était Houbédji, le Président de l'Assemblée et sa trahison envers Kérékou, un débat entre marchandes d'oignons, de friperies et de volailles.
Moi j'écoutais.
Une autre fois, le 12 juin de cette année, une discussion sur la flambée des prix du pétrole et sur l'impossibilité d'écraser une mesure de mais à moins de 200 francs cfa. Quelqu'un du groupe, un vendeur de riz, donnait raison aux Européens et encourageait la consommation de riz. Je jetais un coup d'œil à la marchandise sur laquelle il était assis. Sur l'emballage, " Made in China ".
Difficilement, je suis parvenu à compter les têtes autour de moi : 12. Douze passagers pour une voiture à cinq places ! Sur mon épaule de la sueur dégouline, celle du voisin bien sûr. Quant à mes jambes, impossible de les remuer, il ne me restait qu'à supporter leurs fourmillements. Bras et jambes s'entrechoquent, se superposent, les corps essayant de trouver une place sur un siège sans place.
Mais la discussion était si prenante que je ne souffrais plus.
De temps en temps, le chauffeur augmentait exprès le son de l'autoradio pour nous faire entendre, absolument, la nouvelle cassette de Gbéssi ou de Koffi Olomidé. A chaque arrêt les vendeuses accouraient, leurs cris couvrant le son que crachait l'autoradio : " Fofo arachides 25 francs. Le tout 25 francs. Fofo, Fofo. Tantie le mais est chaud et ne coûte pas cher. Toutes les bananes 100 francs, 100 francs. Tantie vous n'en voulez pas. Fofo je viens de le cueillir, Tantie 50 francs seulement... " déferlaient dans mes oreilles.
De ces images, impressions, ambiances, paroles, rythmes, je dois sortir des œuvres, grandeur nature, de tous ces itinéraires, que ce soit au Bénin, au Niger, au Sénégal ou ailleurs.
Incontestablement.

sabato 12 aprile 2008

DOMINIQUE ZINKPE AT CANAL+ HORIZONS


Afrik'Art

Mardi 15 avril 2008 à 21H55 sur CANAL+ HORIZONS




A NE PAS MANQUER ! - DO NOT MISS !!
Dominique Zinkpé Plasticien (Rép. du Bénin)